April 05, 2012
L’exil, mon plus grand mal
"La Tour Eiffel". Jean-Luc Garneau, Professor of French, writes poetry and prose about his homeland of Québec a...
Jenny Bruno, class of 2013, and Thandeka Mabuza, class of 2012 co-wrote their text, which centers on Haiti.
“Mais le remède apparaît plus mauvais que le mal”1
La question est
Ici ou là-bas
Mon avenir ou ma famille ?
Ici, j’ai tout, mais je ne suis personne
Là-bas, même quand je n’ai rien, j’ai ma famille
Si loin, leurs mots me résonnent comme un cri de souffrance
Une petite toux, signe de maladie
Si grave qu’ils n’osent en parler, désirant m’epargner la douleur
‘Tout va à merveille’, disent-ils
“Avec des mots qui chantent
Avec des mots qui pleurent
Avec des mots qui rient”2
Mais au fond je sais que je n’ai jamais vu de merveille
“N’entendant mot à ce balbutiment”3 j’empoche mon billet d’avion
Même quand ma vie tourne beaucoup plus rond
Je ne peux rester car j’ai une famille à epauler,
Un futur à tracer.
Citations
1. Pineau, G. L’Exil selon Julia. Stock: 1996. page 129.
2. Jolicoeur, M. “Mon Ile”, The Literary Review: Women Poets of the Caribbean. vol 38(4), 1992.
3. Colimon, M. “Rencontre”, The Literary Review: Women Poets of the Caribbean. vol 38(4), 1992.
Jenny Bruno et Thandeka Mabuza